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how to save a life (hayley)

Caleb Buchanan
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à philadephie depuis à philadephie depuis : 06/04/2019

pétales tombées pétales tombées : 4

fleurs cueillies fleurs cueillies : 3


faceclaim faceclaim : matthew daddario

crédits crédits : .sparkle


occupation occupation : medecine student

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message posté :
Lun 8 Avr - 23:35


Ta dernière année d'étude. Dernière année en tant qu'interne. Dans quelques mois t'auras ce foutu morceau de papier dans les mains. Le stress, l'angoisse qui monte. C'est un moment que tu attends depuis bien trop longtemps. T'aimais les moments passé à l'hôpital, ce n'était pas le soucis. Par contre, les examens ça l'était. La peur de ne pas les réussir à cause d'une question qui te poserait problème, à cause d'une réponse qui ne plairait pas parce qu'il y aurait des idées trop différentes des tiennes. Il y avait tant de facteurs pour ne pas que tu ais ton diplôme, pour recommencer une année que ça pouvait t'angoisser, te réveiller la nuit, te tenir éveiller durant des heures. Pourtant t'étais un bon médecin, on te le disait régulièrement. Tu voyais les sourires, les larmes de joie des patients quand tu leur disait que tout allait mieux, qu'ils étaient guéris. Tes collègues te le disaient aussi. Tu n'avais rien à craindre pourtant. Ton week-end de garde qui se terminait. Le soleil qui ne se montrait pas encore. La lune qui commençait à disparaître. La boulangerie à côté de l'hôpital où tu te diriges. Les  médecins et leurs cernes comme premiers clients. Les paniers déjà prêt pour eux, pour toi. Croissants et pains au chocolat comme d'habitude. Nourriture que tu manges sur la route, dans les transports. Un peu de sucre dans ton corps pour te tenir un peu éveillé le temps du trajet. Les volets, les rideaux fermés dans ton immeubles. Quelques lumières allumées pour ceux qui commence tôt. Tu montes les escaliers puisque l'ascenseur est en panne. Tes clés qui ouvrent la porte, tu rentre d'une façon un peu trop mécanique. Les viennoiseries qui se posent sur la table. Tes vêtements qui trouvent le sol. Et toi qui s'écroule sur le lit. Tes yeux qui se ferment un peu trop rapidement. Morphée qui t'emmène avec lui. Une bonne nuit de sommeil pour enfin avoir du repos. Une nuit sans rêve. C'était sans doute trop te demander. Ton cerveau qui se met en marche. Toi. Le couloir de l'hôpital. Toi et personne d'autre. Et pourtant, tu entends du bruits. Des cris, des pleurs qui viennent au loin. Une sirène aussi. Normalement tous les médecins de l'hôpital se seraient mis à courir pour aller voir ce qu'il se passe. Mais rien. Juste toi. Rien que toi. Tes pas qui résonnent dans ce couloir. Les cris et les larmes qui se font de plus en plus fort. Une porte qui se pousse et le bruit qui devient insupportables. Les patients qui se ruent vers toi, qui demandent de l'aide. Ils t'entourent, t'étouffent presque. Tu ne peux pas faire ça tout seul. Ils se mettent sur toi. Et le réveil en sursaut, pas à cause du rêve, du cauchemar plutôt, mais parce que quelqu'un commençait à frapper à la porte. Ton regard qui se pose sur ton téléphone. Il était presque six heure du matin. Un grognement que tu ne peux cacher. Un voisin qui se serait trompé, qui frappe à la porte pour se faire pardonner. Tu ignores. Tu essaies de te rendormir en espérant que la personne parte. Les coups qui continuent. Encore et encore. Un soupir qui s'échappe de ta bouche. T'as même pas la force de mettre des vêtements.  Tu marches comme un mort vivant. Peut-être était-ce un voisin qui voulait te voir parce que un de ses enfants ne se sentait pas bien et qu'il n'avait pas les moyens de se rendre à l'hôpital ou chez un médecin pour qu'on lui dise que finalement ce n'était rien. Des consultations gratuites, c'était ta façon d'aider. La porte que t'ouvres, te retrouvant face à un gamin d'une vingtaine d'année. L'odeur qui te frappe d'un coup. Le pomme fraîche, le goût qu'on a lorsqu'on croque dedans. La fleur de cerisier aussi. L'odeur qui t'enveloppe, qui te réveille un peu plus, mais qui en même temps de faire perdre doucement l'esprit. Ton regard qui se pose sur le gamin. Tu le reconnais pas. Il n'habitait pas l'immeuble t'en étais quasiment certains. Peut-être que la rumeur de tes consultations clandestines se sont répandues. Tes lèvres qui se pincent à cette idée. Si l'hôpital était au courant, cela pouvait jouer en ta défaveur pour avoir ton diplôme. Un facteur en plus pour ne pas avoir ton examen. L'odeur qui te revient comme pour te faire sortir de tes pensées, comme pour te rappeler qu'il y a un gamin qui attend devant ta porte pour que tu puisses l'aider ou quoi que ce soit. « Come on. » Ta main qui prend doucement la sienne pour pouvoir l'emmener à l'intérieur de l'appartement. Le gamin qui n'a rien dit, qui a toujours la tête baissé. Tu le regardes plus attentivement. Les cheveux en bataille. Les vêtements qui n'ont pas été changé depuis plusieurs jours. Il avait l'air d'avoir fait un long voyage. Tu le regarde un peu plus attentivement. Tu relèves doucement son visage. Ses yeux qui sont cachés par des mèche de cheveux. Une joue marquée par une cicatrice, presque au coin des lèvres. « Hayley ? » Ce n'était pas possible que ça soit lui. Il habitait à l'autre bout du pays, tu le savais très bien. Et pourtant, il semblait correspondre à la description qu'il avait pu te faire. Tes mains qui caressent doucement ses joues. « Are you okay ? There's something wrong ? Do you want something to eat ? Do you want to take a shower or a bath? » L'inquiétude dans ta voix qui est un peu trop présente. Peut-être parce que tu as remarques les cernes sur son visage. Peut-être parce que tu as senti les cicatrices sur ses bras et ça même à travers le tissus assez fin de ses vêtements. Peut-être aussi parce que tu savais comment il était à cause des messages que vous avez pu vous envoyez régulièrement. Tu comprends pourquoi il t'a demandé ton adresse. Et toi qui pensais innocemment que c'était pour t'envoyer un colis ou quoi que ce soit. « I'm here Hayley. » Tu le prends dans tes bras, contre toi. Tes mains qui caressent son dos comme pour le rassurer. Tu n'aurais jamais pensé qu'il vienne sonner chez toi. Tu ne pensais pas que sa situation pouvait lui peser autant. Une grande inspiration que tu prends. Son odeur qui t'envahis, qui t'enivres. Ton cœur qui se met à battre un peu trop rapidement aussi. Tu sais ce qui va arriver. Tu sais que l'imprégnation est proche.
AVENGEDINCHAINS


love me please
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H. Kalea Miller
the broken one
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à philadephie depuis à philadephie depuis : 29/03/2019

pétales tombées pétales tombées : 1

fleurs cueillies fleurs cueillies : 1


faceclaim faceclaim : Noah centineo

crédits crédits : greenhouse lab


occupation occupation : just a living corpse

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“The summer sun was not meant for boys like me. Boys like me belonged to the rain.I hated being volunteered. The problem with my life was that it was someone else's idea.”

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message posté :
Mar 9 Avr - 14:01


La peine que tu tentais vainement de transformer en rage. Tu te souviens de ses mains sur ton corps de ses lèvres, c'était interdit, c'était douloureux, t'avais l'impression de profiter de lui et peut-être qu'il profitait de toi aussi dans une mesure moindre. T'avais senti ton cœur implosé et tes poumons se remplir de lui, de son odeur, de son air, t'avais senti que vous pourriez être heureux ensemble, inséparable, comme quand vous étiez petits. C'était de sa faute, il t'avait promis, promis que tu serais le seul, promis que tu serais l'élu, promis que vous auriez une famille ensemble et t'avais grandis avec ces croyances qui t'avaient monter la tête. T'étais perdu, ce n'était pas toi, ça ne serait jamais toi, pour personne, t'étais un monstre aux yeux de tous, même aux yeux des tiens. L’électricité qui passait dans tes doigts qui ne saurait même pas suffisant pour faire repartir ton cœur en morceaux. T'étais éparpillé, t'avais des souvenirs, des goûts, des rires, des sourires, tu t'étais senti important pendant une demi-seconde, avant qu'il ne t’appel par le mauvais prénom, et, pourtant, t'avais continuer, prétendre que t'étais elle, t'étais bon qu'à ça, si ça pouvait te rendre un peu heureux, le rendre un peu heureux, c'était tout ce que tu voulais. C'était dur, ça avait été douloureux quand une toux t'avais pris aux tripes, les pétales tâchées de sang qui avait envahis ton organisme comme un virus que tu t'étais toi même provoquer. Tu lui avais demander, quand il était parti, s'il t'aimait, s'il voulait quelque chose avec toi, une réponse, c'était pour s'amuser, rien de sérieux, il voulait se changer les idées, t'étais pas important. Un mélange de sang et de sel qui avait dégouliner de ton corps, des fleurs qui t'avaient entourés, la douleur trop présente, trop dure à supportée, t'étais rien, un jouet, pas important. T'avais les souvenirs, quand t'étais le seul qui comptait à ses yeux, quand vous dormiez dans la grande maison familiale à discuter. Il était parti quand il avait vu la couleur de ses yeux, quand il avait vu la couleur de ses cheveux, quand il avait vu qu'elle était une fille. Toi, t'étais plus rien, seul, isolé, dans une bulle qu'il avait construit autour de toi parce qu'il te disait qu'il t'aimait. Il ne t'aimait pas, t'étais rien, rien à côté d'une âme-sœur, rien à côté de ce qu'il ressentait pour elle. T'avais été heureux pour lui à l'époque, parce que tu te disais qu'il reviendrait vers toi, il n'était revenu que quand elle s'était suicidée, elle l'avait abandonnée, toi t'aurais jamais fait ça et il le savait, pourtant c'était elle, toujours elle, et il s'était enfuit, loin, il t'a arracher le cœur et l'a piétiné et tu ne pouvais rien dire. T'as rien dit avant que ton père te retrouve déchiré dans un coin de la maison, gamin qui pleurait toutes les larmes de son corps juste dans le but de s'endormir plus tard. T'avais tout essayer, tout, la douleur qui était encore présente, les fleurs qui étaient parties, du moins en apparence, t'avais moins mal, tu ne voulais plus rien ressentir, alors t'as préféré partir, il reviendrait un jour et tu ne pouvais pas l'encaisser, c'était une finalité dont tu ne voulais pas être le témoin, jamais. La douleur que tu partageais, des forums, des discussions avec des gens que tu ne connaissais pas, une personne qui essayait de t'aider réellement au lieu de se complaire dans une douleur qui n'était même plus sienne. T'avais demander son adresse, son nom, prénom, Caleb, c'était un prénom qui sonnait bien, pas de photos, juste histoire de lui envoyer quelque chose un jour pour le remercier, t'étais débile. T'avais prit tes affaires, ta voiture, laisser un mot en disant que tu partais, la drogue qui coulait encore dans tes veines, un miracle que tu n'ait pas eut d'accident sur la route, 11 états à traverser, deux jours de routes durant lesquelles tu ne t'étais pas nourrit, tu n'avais pas dormit, t'avais l'impression d'être un zombie, peut-être que c'était le cas, peut-être que au fond t'étais désespéré à l'idée de crever. Un sac, l'angoisse qui remonte un peu, le fait que tu ne te sois rien injecter aussi depuis une bonne journée qui jouait sur tes nerfs, t'avais mal, partout. Un bâtiment, quelqu'un qui te laisse rentrer, t'as pas une tête de toxico, t'avais jamais eut une tête de toxico. Tu ne savais même pas pourquoi t'étais là, tu voulais trouver un refuge peut-être, un endroit où tu ne souffrirais pas, où son absence ne te ferait plus rien, où tu arrêterais de penser à lui. Tout ton corps te brûle, mais ça t'amuses, te droguer, attendre la redescente, attendre le manque dans l'espoir qu'il te tue, c'était drôle, tordu, mais drôle, tu méritais de souffrir de toutes façons, tu méritais de t'endormir et de ne jamais te réveiller, t'avais définitivement trop donner pour ne pas t'en aller rapidement. Les médicaments que t'ingères comme si c'était de la nourriture, nourriture que tu ne manges plus, trop de gras, il t'a dit que t'étais trop gros pour lui plaire de toutes façons, qu'il avait eut du mal à te porter. Les messages que t'as reçu, les larmes que t'as verser. Le miroir dans lequel tu t'es regarder, la lame qui a déchiré la chaire, l'espoir d'être un peu plus comme il le voulait, l'espoir qu'il t'aime un peu plus si tu lui ressembles. Mais t'étais pas comme elle, t'avait pas les cheveux blonds et la peau claire, t'avais pas de poitrine ou de voix fluette, t'étais rien comparer à elle, tu ne serais jamais rien, même dans sa mort elle avait été parfaite, une héroïne de tragédie dans toute la splendeur, toi t'étais juste dans des profondeurs abyssales et t'en ressortirait sans doute jamais. L'immeuble, tu trouves l'étage, tu trouves la porte et tu toques, longtemps, même quand la porte s'ouvre t'as ce mouvement pour continuer cette litanie qui prend les tympans. La porte qui s'ouvre, un torse sur lesquels tes yeux se posent et t'as un froncement de sourcils, des muscles, tu t'attendais pas réellement à ça, tu ne sais pas comment tu l'imaginais, mais sans doute pas beau, c'était méchant de l'admettre. Une main qui attrape la tienne, un peu trop douce, qui te fait t'asseoir aussi, t'as l'impression que ta tête flotte, tu sens presque plus ton corps, tu sais pas ce que t'es censé lui dire, ce que tu devrais énoncé, pourquoi t'es là Hayley ? Pourquoi tu te présentes aux gens avec le deuxième prénom, peut-être parce que le premier te brûle les lèvres à force d'être prononcer par Eliott. Le prénom, comme une question, si c'était bien toi, t'acquiesce juste de la tête, parce que tu ne peux pas mentir, t'étais bien le crétin qui voulait mourir et qui s'affamait, qui comptait les calories pour vouloir juste paraître un peu plus beau aux yeux du gars qui t'avais brisé le cœur. Il a relever ton visage, pour observer, pour savoir qui t'étais, pour examiné ce qui allait pas et t'avais envie de déchiré ta peau qui te brûlait comme si tu l'avais aspergée de napalm. Le sanglot qui passe la barrière de tes cordes vocales quand il caresse tes joues, quand il te demande comment ça va, tu serais pas là si ça allait et il le savait. Les blessures sur tes bras, ton ventre, aux endroits où tu piques pour te sentir un peu plus mort. Les sanglots, de plus en plus fort, tu te blottis contre lui quand il te prend dans ses bras, quand il caresse ton dos, il lui ressemble et ça te fait mal, t'as eut le temps de voir son visage quelques secondes, il est beau, presque plus beau qu'Eliott et ça te blesse, les caractéristiques qui se rejoignent sauf que Caleb a cet air aimant, plus doux. « I'm sorry. » Des mots en demi-teinte, t'es désolé, mais pas désolé d'être là, désolé de l'embêter, de le réveiller. Tes mains dans son dos, la chaleur de sa peau qui te prend au dépourvu, t'es bien plus froid que lui. Tu te recules un peu, t'as mal, t'es désorienté, t'as envie qu'il t'achève et ça te ronge. « I'm a drug addict. And I don't eat. I just want to kill myself and not feel anymore. » T'as les larmes qui coulent, des désirs d’ailleurs, là où la souffrance n'existe pas, t'aimerais tellement. Tes mains sur son visage, tu veux juste vivre, sans te soucier de rien, c'est douloureux. Tes lèvres qui se posent sur les siennes, comme si tu voulais prendre une respiration, comme si tu manquais d'oxygène, tes mains dans ses cheveux, t'es penché sur lui, presque comme si tu voulais juste te perdre en lui, la première personne venue, mais y a cette odeur boisée qui t'entête, tu refuses de réfléchir plus, tu veux juste que la douleur qui parcours ton épiderme se calme.
AVENGEDINCHAINS


- “Words were different
when they lived inside of you.”
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Caleb Buchanan
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message posté :
Mar 9 Avr - 15:17


T'as toujours voulu devenir médecin et ça depuis que t'es gamin. Un rêve stupide selon tes professeurs. T'étais pas fait pour ces études. Beaucoup trop longues, beaucoup trop difficiles. Non, il te fallait quelque chose de plus manuel, des études plus courtes. C'est vrai que t'étais pas l'élève le plus intelligent de la classe, que t'étais pas le plus studieux. Tes professeurs ne croyaient pas en toi. Ils ne pensaient pas qu'un gamin venant d'un quartier défavorisé puisse réussir cet exploit. Tes parents étaient tout le contraire. Ils croyaient en toi, t'encourageaient, t'aidaient même avec tes devoirs alors qu'ils avaient plus de difficulté que toi. Ils avaient tout fait pour que tu réussisses. Ils s'étaient ruinés pour que tu puisses aller dans les meilleures écoles. Mais chaque année, c'était toujours la même chose. Il fallait que tu penses à te réorienter, tes résultats n'étaient pas suffisant. Un sentiment de fierté quand au lycée tu as terminé major de ta promotion, quand tu as reçu ta lettre d'admission pour l'université. Les papiers que tu avais lancé à tes professeurs. T'avais réussi. Tu allais faire ce que tu voulais depuis que t'étais gamin. Tu savais que le reste n'allait pas être facile non plus, mais t'allais t'accrocher, comme toujours. C'est sans doute pour ça que t'as aussi peur de rater ton dernier examen. La peur qui est s'empare de toi, qui vient te ronger même dans ton sommeil, moment où tu pouvais te sentir bien. Un cauchemar comme d'habitude. Un son qui te réveiller, qui te fait t'échapper du songe. Quelqu'un qui frappait à la porte. Tu n'attendais personne, surtout si tôt le matin. Tu te lèves difficilement et tu ne comprends pas lorsque tu vois un gamin au pied de ta porte. Le gamin qui n'était pas de l'immeuble, qui n'était sans doute pas de la ville aussi. Il avait fait un long voyage, ça se voyait. Les cheveux en bataille, un peu gras. Les vêtements froissés, qui commençaient à avoir une drôle d'odeur, un mélange de transpiration et de renfermé. Ouais, le gamin avait voyagé il n'y avait pas de doute. Pourtant tout ce que tu pouvais sentir de lui, c'était cette odeur fraîche de pomme mélangée à la fleur de cerisier. Le gamin que tu fais rentrer dans ton appartement, après tout tu n'allais pas le laisser dans le couloir. Tu l'observes un peu plus sérieusement. Une cicatrice sur son visage. T'en avais déjà entendu parler d'une comme ça. Hayley. Le gamin avec qui tu parlais en message. Le gamin qui te racontait les problèmes. Toi qui essayait de le rassurer, de lui remonter le moral comme tu pouvais. Des messages, des appels. C'était bien lui que tu avais en face de toi, tu le savais. Des questions, trop de questions que tu lui poses. La première était d'une stupide incroyable. Demander si ça allait alors qu'il était en face de toi, qu'il avait certainement fait en voyage de plusieurs jours. Il te l'a toujours dit qu'il en avait marre de la situation, qu'il avait envie de fuir, de s'échapper. C'était ce qu'il avait fait. Il avait fui pour te rejoindre. Les larmes qui commençaient à couler. Les sanglots qui se faisaient de plus en plus fort. T'as juste le réflexe de le prendre dans ses bras, d'essuyer ce qui coulait de ses yeux. Tu ne lui dis pas de s'arrêter. Tu sais très bien que s'il est dans cet état, c'est pour quelque chose de précis et qu'il avait besoin d'évacuer. « I'm sorry. » Hayley qui se recule doucement, qui n'ose toujours pas de te regarder. « Don't be sorry. That's a surprise. » Un faible sourire qui se dessine sur ton visage. Une bonne surprise même. Tes mains qui se reposent sur ses joues, qui le caressent à nouveau. Le rassurer, lui montrer que tu ne lui en voulais pas, que tu n'étais pas en colère. « You're lucky, I just came back from work. » Un léger rire qui s'échappe de tes lèvres. Heureusement qu'il n'était pas venu plus tôt et que tu n'avais pas un sommeil lourd ces derniers temps, sinon tu n'aurais sans doute pas su qu'il était là. Des questions, toujours trop de questions. « I'm a drug addict. And I don't eat. I just want to kill myself and not feel anymore. » Confession qui se fait dans les larmes. Tu essuies et tu le regardes. Tu cherches à croiser son regard, comme si c'était quelque chose de vital. Tu ne le juges pas, tu sais que ça ne sert à rien de le faire. Chacun à sa manière propre de gérer la douleur, de gérer la colère. Il avait malheureusement trouvé la sienne. Hayley qui bouge, qui pose ses mains sur ton visage. Comme un réflexe, tu poses les tiennes sur les siennes, tu les serres légèrement. Ses lèvres qui se posent doucement sur les tiennes, tu ne t'y attendais pas. Baiser doux, presque un peu trop pur. Tu le laisses faire. Tu prolonges un peu. Ses lèvres ont ce goût de pomme, ce goût qui te donne envie de croquer dedans. Vos lèvres qui se séparent pour reprendre de l'oxygène. Tu le reprends dans tes bras, tu le serres contre toi. Tes mains qui parcourent à nouveau son dos. « I'm here. I can help you. » Un baiser sur son front. Tu as juste envie qu'il se sente bien. « What happened ? That's because of the other guy ? » Il t'en avait déjà parlé, le type qui lui avait brisé le cœur. Tu le détestais, alors que tu ne l'avais jamais vu. « I'm here Hayley. You can stay here as long as you want. » Après tout, il venait certainement d'arriver en ville n'avait pas d'endroit où aller et ne connaissait personne à part toi. C'était normal de proposer qu'il reste. Hayley qui semblait un peu déboussolé parce qu'il venait de se passer. Tu remets ses cheveux en place, derrière ses oreilles. Ton regard qui croise enfin le sien. Un faible sourire qui se dessine lorsque des images viennent dans ton esprit. Hayley. Sa vie. Ses joies. Ses peines. Le type qui lui a brisé le cœur. Ton cœur qui se serre un peu. L'imprégnation. Tu avais bien raison, tu avais bien compris tous les signes. Ce n'était pas juste toi qui t'étais imaginé tout ça. Tu n'avais pas espéré pour rien qu'il soit ton âme-soeur. « You're high. » Tes doigts qui caressent doucement sa joue. Les pupilles qui sont un peu trop dilatées. Tu sais ce que ça veut dire. T'as déjà vu des types complètement défoncé ou en manque durant tes services. Tu remarques aussi les cernes qui sont beaucoup trop grandes. « Maybe you need to rest. And eat a little little. » Tu le vois à son visage qu'il est sous alimenté. Il te l'a dit après tout. Il ne mange pas. Ta main qui prend la sienne. L'autre qui prend le petit sac qu'il avait emporté avec lui. Tu lui serres doucement sa main, tu l'emmène dans ta chambre. « That's my room but you stay to rest and the bathroom is just there. » Tu pointes du doigts la porte qui est fermé. Un baiser sur sa joue avec un faible sourire. « If you need something, call me. I'll let the door open. » Un autre baiser, sur les lèvres celui-là, déposé dans la douceur. Tu lâches doucement sa main avant de partir dans la cuisine. Un petit déjeune que tu prépares. Ou du moins que tu essayes de préparer avec les restes que tu as. Oui, tu as juste cette envie qu'il se sente bien, qu'il se sente en sécurité, qu'il se sente chez lui.
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